Cela fait déjà trois semaines que je suis arrivée sur le sol japonais. Je dis déjà mais en fait j’ai l’impression d’être là depuis plus longtemps que ça. En deux semaines, j’ai eu le temps de faire deux-trois trucs.

La première chose à faire est de s’inscrire à la mairie afin d’avoir une adresse au dos de la carte de résidence. Grâce à ça on peut faire tout le reste, comme ouvrir un compte en banque, prendre une ligne de téléphone… et acheter un vélo !

L’achat et l’enregistrement

Il est vieux, il couine un peu parfois, il n’a pas de vitesses… mais il a un panier, un porte-bagages, une dynamo, un anti-vol et il est rose ! Oui, j’ai acheté un vélo ! C’est une bicyclette d’occasion, payée 8000 yens. On nomme ce genre de vélo des « mama-chari », le vélo de maman. C’est un modèle extrêmement répandu, utilisé par tous.tes.

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J’ai un peu galéré pour trouver une boutique vendant des vélos d’occasion près de chez moi. Je voulais en avoir un rapidement, afin de faire des économies de temps et d’argent. Et puis j’ai trouvé une petite boutique tenue par une petite vieille qui doit bien avoir 80 balais. Il était là, dehors, n’attendant que moi. J’en ai fait part à la vendeuse et hop ! l’affaire était dans le sac. Bon, ça a pris un peu de temps car il a fallu enregistrer l’engin.

Au Japon, chaque vélo a en effet son humain personnel. Il est enregistré (le vélo… comme l’humain d’ailleurs) auprès des autorités. On y appose alors un petit autocollant jaune (sur le vélo, par sur l’humain). En cas de contrôle de police, on doit pouvoir montrer le certificat de propriété. Finalement ici les vélos ont des cartes grises (plus ou moins)

En vélo à Tôkyô

Et donc me voilà sur ma bicyclette rose, filant au gré du vent. J’ai de la chance, la ville est plutôt plate… sauf quand il faut passer sur les ponts. Là je galère parce que ça monte et que je n’ai pas de vitesses et que le vélo devient lourd et que les muscles permettant de monter les côtes n’existent pas chez moi (qui a dit mauvaise foi ?)

En vélo, normalement, on roule sur la route, comme en France. Ce que je fais en majorité parce que certains japonais (je ne veux pas faire de généralité) conduisent absolument n’importe comment quand ils sont au volant d’un vélo. J’en avais déjà fait l’expérience au cours de mes voyages précédents, mais montée sur un vélo c’est encore pire. Certains japonais, sur leur bécane, ils se sentent les rois du monde, ils font n’importe quoi. Ils roulent à contre-sens, ne respectent pas les feux rouges, roulent à toute allure sur les trottoirs sans faire attention aux autres… Oui parce qu’on peut rouler sur les trottoirs, disons que c’est toléré. Je le fais parfois sur les grands axes, histoire de pas me retrouver à vélo sur une quatre voies (c’est assez fréquent en ville) En France, les kékés roulent en scooter, au Japon ils roulent en vélo ! (Mais en réalité les piétons ne sont pas mieux, j’ai l’impression qu’ils regardent rarement devant eux ou avant de traverser par exemple)

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Et au Japon, on roule à gauche… c’est un peu perturbant au début. C’est pas super naturel quand on a l’habitude de la droite. Il faut changer sa façon de regarder la route. Mais l’adaptation se fait assez rapidement au final. Quant au code de la route, je me base sur le français. Les panneaux sont sensiblement les mêmes qu’en France donc ça va, ça n’est pas perturbant. Par contre, certains automobilistes roulent n’importe comment eux aussi… Parfois ils roulent à toute allure dans des petites rues à double sens. J’ai failli m’emplafonner plusieurs fois depuis que j’ai mon vélo : avec des voitures, des bus, des camionnettes et même un scooter (sans parler, bien évidement, des cyclistes et des piétons susnommés)

Avoir un vélo ça change la vie. Je peux aller à la bibliothèque en 10 mn alors qu’à pied j’en mettrais 30. Je peux faire des balades et découvrir des nouveaux endroits plus facilement ! C’est vraiment agréable.
C’est décidé, l’année prochaine, je fais le tour de France ! (non)

11 thoughts on “Un vélo à Tôkyô”

    1. Les cyclistes et les piétons oui car ils ne font attention à rien ni à personne. Il faut faire attention pour 2 !
      En ce qui concerne les voitures ça va. Mais je n’ai pas encore l’expérience de la conduite automobile ici. Une prochaine expérience peut-être !

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