Loin
♪ Adieu, à bientôt
J’emporte avec moi mes inquiétudes et mes espoirs
Pour revenir en ayant réalisé mes rêves, le sourire aux lèvres ♪

 

Un mois… il y a un mois j’arrivais à Tôkyô après dix-huit heures de voyage. Et pourtant, j’ai l’impression que c’était la semaine dernière. Pour ce premier mois, j’avais envie de faire un petit bilan de ces premières semaines.

J’ai eu un petit temps d’adaptation. Pas au pays car c’est mon cinquième voyage et qu’ici je me sens comme à la maison, mieux qu’à la maison même. Être ici c’est quelque chose de naturel, un sentiment difficile à expliquer. Mais peut-être le vivez vous, l’avez-vous vécu vous aussi quelque part ? En réalité, j’ai du m’adapter à la situation, nouvelle pour moi. Je ne suis plus touriste. Du coup j’appréhende les moments passés ici différemment.

Le voyage pour commencer. Fini le JR Pass. Finis les voyages gratuits à l’autre bout du pays. Maintenant je regarde plutôt les cars pour mes futurs voyages. Où l’avion, les compagnies low-cost étant assez nombreuses dans le coin. Je prends le métro/train le moins possible, histoire d’économiser au maximum. Les abonnements mensuels ça n’existe pas vraiment ici (où alors sur un trajet particulier) du coup les frais de transport grimpent assez vite. J’ai acheté un vélo. Et, même si je l’ai déjà dit je le redis : quel bonheur ! Se déplacer en vélo est vraiment agréable et facile.

Ensuite, je peux cuisiner. Ma cuisine est petite mais je peux tout de même préparer des repas simples. Et me voilà avec les fruits et les légumes japonais. Les fruits restent chers, malheureusement, mais les légumes sont bon marché. Aller au supermarché du coin, c’est l’occasion de découvrir les légumes typiques qu’on ne voit pas ou peu en France. Du coup, ces légumes, il faut un peu les dompter, les découvrir, se demander comment ils se mangent. Et d’où ils viennent. Je n’achète rien venant des provinces irradiées du Japon.

Et puis l’adaptation s’est faite naturellement. Les choses se sont mises en place dans mon esprit.

Du coup, j’ai fais quelques trucs sympathiques :

Je suis allée au karaoké avec des amis. Je ferais un article plus détaillé plus tard, mais sachez qu’ici, le karaoké est un passe-temps phare des japonais. J’aime beaucoup y aller, ce n’est pas cher et on s’amuse ! On chante bien, on chante mal, peu importe, personne ne se moque, tout le monde est dans le même bateau. J’adore vraiment le karaoké !

 

 

Je suis allée au cinéma deux fois également (un article plus détaillé sur le cinéma viendra également). Le premier film était « Les animaux fantastiques » (ファンタスティック・ビーストと魔法使いの旅, « Les animaux fantastiques et le voyage du magicien » en japonais) que j’ai beaucoup aimé. C’est l’histoire de Norbert Dragonneau, auteur du livres « les animaux fantastiques », étudié à Poudlard. C’est le premier volet d’une série de cinq films. Il était en anglais, bonheur des salles de cinéma japonaises qui proposent souvent (toujours ?) la version originale des films étrangers.

Le deuxième film était un film japonais, « 疾風ロンド », je ne sais pas exactement comment traduire ce titre « Une tempête de rondes » ? (ronde le thème musical, pas la forme ou autre). C’est une adaptation de la nouvelle du même nom d’Higashino Keigo. L’histoire est celle de Kuribayashi Kazuyuki, chercheur dans un laboratoire universitaire. Il travaille sur une arme bactériologique (en toute illégalité car non déclarée aux autorités) mais celle-ci est volée. Le laboratoire reçoit alors un ultimatum : 300 millions de yens (2,5 millions d’euros) ou le virus est répandu. Kuribayashi est alors envoyé retrouver l’arme. Le film est sympathique. C’est une comédie avec du suspens. Il y a des gags, Abe Hiroshi est vraiment drôle, de l’action (dont une scène de poursuite à ski/snowboard assez étrange dans laquelle on entend les voix des protagonistes, c’est très bizarre) et même de l’émotion (ça reniflait un peu partout dans la salle sur la fin). J’ai passé un bon moment (Et puis il y a Ôshima Yûko alors…)

Et puis, évidemment, j’ai mangé. Du curry, des sushis, des râmens, des gyôzas, des melon pans, une crêpe, des glaces à la patate douce en forme de patate douce… le plaisir du palais ! Mais mieux que des mots… des photos !

 

 

Ce premier mois n’a pas particulièrement été riche en balades touristiques, mais peu m’importe, j’ai vécu ce que j’avais à vivre !

Chacun vit son Japon de manière différente, il n’y a pas de mauvais voyage, de mauvais choix de trajectoires. Ce Japon que je vis, je le vis différemment des autres personnes venues avec le même visa. Pour chaque visa, pour chaque personne, il y a un voyage. Le mien vient de commencer, j’attends de voir ce qu’il me réserve !

 

♪ : « Haruka » – Greeeen

7 thoughts on “Un mois à Tôkyô

  1. Qu’est-ce qu’il y a comme légumes et fruits au japon ?
    Ce n’était pas trop dur à comprendre les films en Japonais ?

    Petra a oa e giz frouezh ha legumaj e bro Japan ?
    Ne oa ket re ziaes da gompren ar filmoù e Japaneg ?

    1. Memes frouezh eget e Bro C’hall (avaloù, bananez…). Al legumaj… n’int ket all disheñvel (patatez, karrotez, ognon…) Skrivañ a rin ur pennad diwar-benn tout ar legumaj, aesoc’h e vo ! 🙂

      Diaes e oa un tammig sellout ouzh ar film e japaneg, met mat e oa memestra abalamour ma gomprenan mat a-walc’h ar yezh. Ar filmoù kentañ a oa e saozneg ha mat e oa, ne oa ket diaes evidon.

  2. Je ne crois l’avoir vu écrit, ou alors j’ai mal lu, mais tu travailles au Japon ou pas du tout du coup ? ^^

    Bonne année au Japon en tout cas 🙂 On se verra peut-être l’année prochaine à la fin de ton année haha :p

    1. Je me rends compte en effet que j’ai oublié de mettre la photo de cette glace :

      Patate douce Yoroshiku

      Nous avons donc une glace à la patate douce dans une coque en forme de patate douce. C’est très bon !

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